C’est connu qu’il faut
disposer d’un minimum d’apport personnel
de 10 % pour prétendre à l’achat d’un bien immobilier. Or, ces dernières
années, l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) a enregistré
un recul dans le taux de contribution fourni par les emprunteurs. Ce
pourcentage qui était de plus de 20 % en 2012 serait passé à 14 % en 2016 et continuerait
de baisser.
On a ainsi pu noter que l’an
dernier, l’apport moyen pour un financement de 157 915 euros était de 25 707
euros. Il faut toutefois nuancer ces résultats, car ce sont simplement les taux
qui régressent et non le montant fourni par l’emprunteur pour accéder à un crédit immobilier. Et pour cause,
l’opération en elle-même serait plus coûteuse.
| Le taux d’apport diminue au fil des années |
En effet, l’ACPR indique que
l’une des causes pourrait être la hausse des prix. En 2016, c’est une
croissance de 1,7 % qui a été enregistrée sur tout le territoire. Ceci a eu
pour effet de faire grimper le montant du financement à l’habitat de 149 018
euros à 157 915 euros en un an. Le futur acquéreur continue donc de contribuer
la même somme, mais elle représente une moindre part dans la transaction.
La présence des acquéreurs
aux faibles taux d’apport sur le marché
pourrait également expliquer la tendance. Grâce à l’élargissement du prêt à taux zéro et des
pourcentages proches du plancher, ces profils ont pu accéder à l’habitat en
empruntant. L’ACPR estime la contribution de ces derniers à moins de 13 % du
montant financé. Les banques n’ont fait que rallonger la durée de remboursement
pour ces derniers sans pour autant assouplir les conditions d’octroi.
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